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Aeshna cyanea: accueil
(Aeschne bleue)
Le mâle Aeshna cyanea (à droite) est facile à reconnaître, à la fois par ses couleurs et son comportement. Le corps est marqué de taches vertes puis bleues sur l'extrémité de l'abdomen. Ces taches sont, de plus, confluentes sur les derniers segments abdominaux, ce qui est caractéristique de l'espèce. Le spécimen de droite a passé plusieurs semaines à tenter d'écarter tous les odonates qui survolaient mon bassin, patrouillant même tardivemenent. Le vol est rapide et le sujet se pose ... rarement. La femelle, discrète, présente également ces taches typiques de l'extrémité distale (clic sur image).
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Aeshna cyanea (Müller, 1764)
Aeshna pose un gros problème. Plusieurs hypothèses invérifiables, pour moi, sont proposées par différents auteurs:
- aischynē qui signifierait "honte" (Burtmmeister in Handbuch der Entomologie) ou "mal foutue" (!) serait à l'origine de Aeschna qui suite à une erreur de transcription aurait été transformé en Aeshna, sans le "C". Ceci sans que l'on puisse trouver une explication à cette dénomination péjorative.
- α = privatif et ισχνós, η, oυ = exténué qu'on pourrait interpréter comme "infatigable" (Derivatio nominis, Costantino D'Antonio e Francesca Vegliante) en raison, et celà est sans doute la seule chose certaine, de leur capacité à rester en vol durant de très longues périodes. C'est une explication tout de même assez "plaisante".
Cyanea, du grec kyaneos, de la couleur du lapis lazuli, nous réconcilie avec l'étymologie et confirme la couleur bleue dominante de l'abdomen du mâle mature qui en fait "l'Aeschne bleue" dans le langage commun.